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Letters from Beekeepers
from the archives at abeilles@fundp.ac.be

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BEE-L Imidacloprid Discussion Summary

From: owner-abeilles@fundp.ac.be On Behalf Of GUILLAUME, Rene
Sent: December 21, 2000 3:31 AM
To: 'abeilles@fundp.ac.be'
Subject: RE: Imidaclopride

Bonjour,

Dans la continuité de la grande casse de notre environnement organisée par les financiers et bureaucrates via les industriels je vous propose de lire l'article parut dans le journal "Que choisir n° 377 de décembre 2000" joint en fichier Texte. Après le fromage à la listériose, la vache folle, les fruits et légumes à l'imidaclopride, les fruits de mer au pétrole et produits dérivés.... On ne peut même plus se rabattre sur la boisson !!!

En fin d'article dans le chapitre de l'homologation il y a une allusion au gaucho.......

Noyeux Joël ....A tous.

<<Flazasulfuron.txt>>

R. GUILLAUME {;-o)>

(Voir prochaine)

From: owner-abeilles@fundp.ac.be On Behalf Of Jean-Marie Van Dyck
Sent: December 21, 2000 4:53 AM
To: Liste Abeilles
Subject: RE: Imidaclopride

Voici le texte annoncé par René GUILLAUME <rene.guillaume@sofresid.com> dans son message intitulé "RE: Imidaclopride".  Il me semble plus facile à lire sous cette forme :) Jean-Marie Van Dyck
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<Flazasulfuron.txt>

Le champagne victime d'un herbicide ! Ce pourrait être un canular, c'est la réalité dans une partie du vignoble champenois.

Un sixième du vignoble touché par la chlorose

En Champagne, les viticulteurs ont l'habitude de voir leurs vignes jaunir. Le phénomène se produit presque tous les ans. Dans cette région aux sols crayeux, il suffit de pluies abondantes, d'un printemps glacial pour que le vignoble change de couleur. <, C'est un problème de nutrition de la vigne, explique M-, Pascaud, spécialiste de la vigne au SRPV (Service régional de la protection des végétaux) de Reims. En cas de forte pluviosité, le sol crayeux stocke beaucoup d'eau, les racines ont du mal à respirer, elles sont asphyxiées. Lorsqu'elles sont gorgées d'eau, elles n'absorbent plus les éléments nutritifs qui leur sont nécessaires. » Carencée en fer, la plante s'anémie. C'est ce que les professionnels appellent la chlorose. Au mois de juin 2000, comme souvent à pareille époque, une partie des parcelles se sont décolorées. Bizarrement, des vignes qui ne sont jamais touchées ont été atteintes et le phénomène a pris plus d'ampleur que d'habitude. Les vignerons ont attendu le reverdissent, pas trop inquiets. D'après les spécialistes, tous les phénomènes étaient réunis pour qu'il y ait chlorose. La vendange abondante de 1999 avait fatigué la vigne. Ses réserves étaient amoindries, elle les a épuisées en démarrant trop vite pendant la canicule de mai. Ensuite, le retour de la pluie et du froid a empêché les racines d'assimiler le fer. Bref, le cocktail était favorable à la chlorose. La vigne allait donc reverdir, c'était une question de jours. Mais cette fois, rien à faire, elle est restée jaune. Le Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) a reçu les premières plaintes début juillet. Puis elles se sont multipliées.

Aussitôt, ses services ont mené l'enquête. « Le travail a été plus facile que prévu, on a établi les responsabilités en quelques jours, explique Dominique Moncomble, directeur technique du CIVC. Quand un nouveau produit phytosanitaire arrive sur le marché, les viticulteurs l'essaient sur une partie de leurs parcelles. Ils continuent à employer les produits auxquels ils sont habitués sur les autres et ils comparent les résultats. , Ces habitudes champenoises ont facilité la traque du coupable. Presque partout le même constat. Quelques parcelles vertes, quelques parcelles jaunes. Et à chaque fois, la même explication. Les vignes jaunies ont été traitées avec le nouveau désherbant, les autres avec un produit classique. Un rude revers pour le CRVC, qui avait chaudement recommandé ce nouvel herbicide à la, profession. Comme d'habitude, les avis techniques du puissant comité avaient été suivis à la lettre. Résultat, sur les 31 000 hectares que compte le vignoble champenois, 15 000 ont été traités avec Mission ou Katana, les deux herbicides révolutionnaires de la firme Zeneca Sopra. 5 000 hectares, soit un tiers des surfaces traitées, n'ont pas reverdi. Et 1 000 hectares de pieds de vigne risquent même de mourir. Du jamais vu dans le Champenois. L'affaire est d'autant plus incroyable que le coupable, un désherbant à base de flazasulfuron, a été introduit dans le @ignoble en raison de ses qualités environnementales ! Pour la multinationale Zeneca Sopra qui le commercialise, il présente un «profil écotoxicologique très favorable, et « s'intègre parfaitement dans le nouveau concept de viticulture raisonnée ».

La vigne ne s'en remet pas Parole de fabricant, certes, mais qui fut entonnée haut et fort par les instances professionnelles. « C'est un produit a priori très respectueux de l'environnement, il ne laisse pas de traces. Pour notre vignoble, qui s'oriente vers la production raisonnée, il avait le bon profil », souligne Daniel Lorson, directeur de la communication au CIVC. Côté réglementation, le comité d'homologation du ministère de l'agriculture a autorisé ce produit sur la vigne en 1999. Si le flazasulfuron, substance active qui fait l'efficacité du désherbant, est jugée « très toxique pour les organismes aquatiques » et «pouvant entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique, les formulations commerciales, qui contiennent 25 % de matière active, sont exonérées de classement sur le plan écotoxicologique. Tout allait donc pour le mieux, à une nuance près... c'est qu'une partie de la vigne, elle, ne s'en remet pas ! Nous avons donc interrogé le ministère de l'agriculture. « Le produit est autorisé, c'est une affaire purement privée, un litige entre les utilisateurs et la firme qui le commercialise. » Bref, pour l'administration, l'homologation quelle a délivrée n'est pas en cause. Du côté de Zeneca Sopra, la réponse fut tout aussi définitive dans un premier temps. « Rien ne permet de dire que nos produits sont en cause. » Un propos ensuite tempéré par Pierre Cohadon, le directeur du marketing. , Certains forts sont troublants, mais on observe aussi de la chlorose sur des vignes non traitées. D'ailleurs, nous avons fait cinq années d'expérience dans les vignobles français et nous n'avons jamais rien observé. » La première saison de commercialisation est pourtant impitoyable. Car si le problème se pose avec plus d'acuité en Champagne du fait du nombre de surfaces traitées, les viticulteurs du Chablis, du Sancerre et du Cognac sont tout aussi remontés contre les herbicides de Zeneca Sopra. Dans le Bordelais, nature des sols et habitudes se sont conjuguées pour atténuer le phénomène. « Chez nous, note M. Pradier, conseiller viticole, on reste méfiant vis-à-vis des nouveaux produits, on prend le temps de regarder pendant un an ou deux avant d'essayer. Il a été très peu utilisé, niais son efficacité paraissait remarquable. » Un avis unanime. Tous les conseillers viticoles que nous avons contactés le plébiscitaient... avant que la vigne ne jaunisse.

Récemment homologué Reste à expliquer comment un désherbant qui a récemment subi des tests d'homologation peut se révéler aussi inadapté. « Les conditions de la chlorose étaient réunies, le produit a exacerbé le phénomène. Sans effet sur le cépage chardonnay, il a entraîné des problèmes sur le pinot noir, >, diagnostique le rapporteur national sur le désherbage, Jérôme Boyer, du SRPV de Beaune. Des éléments qui avaient échappé lors de la procédure d'homologation. Une nouvelle fois, comme pour le Gaucho, insecticide vedette de Bayer qui nuit aux abeilles (QC n° 348), elle se trouve à nouveau sur la sellette. En attendant que l'affaire soit instruite, tous les partenaires se retrouvent dans une procédure judiciaire conjointe. Restent deux questions fondamentales. Y aura-t-il du champagne sur les tables des fêtes ? Le raisin est-il contaminé ? Côté quantité, rien à craindre dans l'immédiat. Mais pour qu'une vigne produise une année, il faut quelle ait constitué des réserves l'année précédente. C'est la vendange 2001 qui risque d'être compromise. Côté qualité, le problème se pose en revanche pour le millésime 2000 qui vient d'être vendangé. Les instances interprofessionnelles assurent n'avoir trouvé aucun résidu dans les raisins issus de vignes jaunies. De leur côté, les inspecteurs de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes ont prélevé des grappes. Les analyses sont en cours. Elisabeth Chesnais

Que Choisir 377 - décembre 2000

LE FLAZASULFURON

La vendange 2001 risque de pâtir du traitement herbicide qui a affaibli la vigne cette année. Etrange parcours que celui du flazasulfuron. Fabriquée par une firme japonaise, cette substance active a subi tous les essais de laboratoire nécessaires à l'homologation au Japon. La multinationale Zeneca Sopra a ensuite négocié l'exclusivité de sa distribution à prix d'or. 300 millions de dollars de source officieuse. Or, malgré cette dépense, le flazasulfuron n'a été homologue qu'en France pour le désherbage de la vigne. Question d'habitudes, assurent des spécialistes, l'Italie et l'Espagne, les deux autres grands producteurs de vins de l'union européenne, ne désherbent pas en pré levée. Précipitation pour d autres. Une courte carrière en tout cas. On imagine mal les viticulteurs continuant à s'approvisionner en Mission ou Katana auprès de Zeneca Sopra !

Que Choisir 377 - décembre 2000